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Nouveau siège social de Gaz Naturel – Miralles Tagliabue EMBT

Localisation : Barcelone, Espagne

Architectes : Enric Miralles & Benedetta Tagliabue, Miralles Tagliabue EMBT

Ce gratte-ciel fut commandé par la compagnie de gaz catalane Gas Natural pour accueillir son nouveau siège à Barcelone. Il se situe au long de la Ronda Litoral, dans le quartier de la Barceloneta bordant la mer, et constitue un des nouveaux bpatiments en hauteur qui ont commencé à modifier le skyline de la ville. Le caractère singulier de ce nouveau bâtiment, tout comme sa relation avec la périphérie urbaine, le différencie du reste. Sa conception exprime un désir évident d’être en accord avec son contexte urbain : la petite échelle du quartier de la Barceloneta, les maisons environnantes et le parc adjacent.

Le siège social de Gas Natural

Le siège social de Gas Natural

Les limitations imposées par le règlement et les conditions spatiales (hauteur maximale de 80 m et surface constructible totale de 56000 m²) ont affecté à la notion traditionnelle de tour. Les architectes ont cherché à modeler une tour svelte de faible hauteur dans un contexte ayant une densité assez élevée. Pour cela, une des stratégies adoptées pour le projet consista à diviser la surface constructible en deux blocs, l’un dialoguant avec le ciel et l’autre se prolongeant vers la mer et la ligne d’horizon. Entre eux, un grand hall d’entrée apparait comme ceux des grands gratte-ciels américains des années 1920 et 1930. Il offre aux passants la possibilité d’entrevoir l’intérieur de cet espace curieux. La fragmentation de la construction permet de répondre aux différentes échelles et lui attribue une relation évidente avec les immeubles de logements avoisinants. De plus, le bâtiment comprend un espace public original qui amène cette construction au niveau de la rue, la convertissant ainsi en une pièce de ce paysage urbain aux dimensions variables.

2486637143_ee2550af75Cette volumétrie fragmentée, qui rappelle la forme d’une pierre faite de divers morceaux, est enveloppée dans un voile de verre. La façade est la clé pour comprendre le bâtiment et l’énorme impact urbain qu’il a généré. La tour prend une couleur qui se trouve dans une teinte intermédiaire entre l’argenté et le bleu, qui dépend de la lumière du jour. Elle tend à disparaîtres entre les nuages qui l’entourent, selon les conditions météo qui la rendent visible ou l’occulte. La construction est composée simplement de 4 éléments : une tour de 22 étages et de 90 m de hauteur, un impressionnant porte-à-faux surnommé « Portaavoins », un autre porte-à-faux plus petit de forme polygonale entre les deux pièces antérieures, et un soubassement de quatre niveaux préexistant et réhabilité pour le projet.

Autre vue du bâtiment

Autre vue du bâtiment

Le bâtiment a peu à voir avec le prototype tour de bureaux corporative ou, en réalité, avec tout type de tour. D’abord, le manque absolu de hiérarchie entre les façades l’indique immédiatement comme un intrus entre les bâtiments appartenant à sa typologie. En outre, elle est totalement revêtu avec un cristal réfléchissant de différents tons, elle n’a pas de façade principale et il ne paraît pas exister d’axe principal. Ce n’est pas un espace facile à comprendre dans une seule perspective, le bâtiment a un aspect différent depuis chaque angle, par conséquent, est nécessaire de marcher autour pour comprendre sa géométrie et reconnaître sa relation avec le ciel.

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janvier 30, 2009 Posted by | Uncategorized | Laisser un commentaire

Equipements sportifs

Le sport devient un spectacle

L’importance acquise pas les manifestations sportives a rendu indispensable la construction de nouvelles structures capables d’accueillir de vrais événements suivis par des spectateurs toujours plus nombreux. Les jeux olympiques, la coupe du monde de football, les sports d’hivers etc … ont générés une demande importante d’innovation pour les architectes. Chaque architecte est confronté aux normes imposées par les compétitions de haut niveau et aux exigences de l’ampleur et de la spécificité de l’emplacement. En effet il faut pouvoir couvrir, éclairer, et protéger de très grands espaces, tout en coordinant des flux importants de personnes. Pour cela les architectes ont collaborés avec les bureaux d’ingénérie pour créer des édifices fonctionnels, de haute technologie et élégant à la fois.

Tremplin pour le saut à ski de Zaha Hadid à Innsbruck en Autriche (2002)

Tremplin de Zaha Hadid de nuit

Tremplin de Zaha Hadid de nuit.

L’installation est constituée d’une rampe de lancement et d’un belvédère situé au sommet d’une tour en béton armé haute de 43 mètres ; la rampe, longue de 90 mètres est soutenue par une structure réticulaire en acier. Le revêtement uniforme en panneaux métalliques contribue à rendre la construction fluide et élégante. En 2002, on décide de dresser une nouvelle plateforme de départ du traditionnel tremplin de Bergisel (dans la ville d’Innsbruck). La piste d’élan est construite comme un pont et la construction est métallique. Ce monument sportif est devenu l’emblème de la ville

Stade municipal par Eduardo Souto de Moura à Braga au Portugal (2002-2003)

Stade municipal de Braga

Stade municipal de Braga

L’équipement a été crée pour accueillir les championnats de la coupe d’Europe de football en 2004 et est situé à proximité du Mont Castro au Portugal. Les tribunes sont situées en longueur sur deux côtés seulement, et l’un des deux est adossé à la montagne. La couverture est constituée par un faisceau de câbles tendus et rappelle les ponts suspendus construits par les Incas au Pérou.

Stade olympique de Munich par Günter Behnisch et Frei Otto (1968-1972)

Ce type de couverture particulièrement adapté aux grands espaces des stades, garantit transparence et protection des agents atmosphériques. C’est une sorte de tente constituée par un trame de câbles métalliques soutenue par des pylônes inclinés en acier et recouverte d’écailles de plexiglas. Construit à l’occasion des JO de 1972, le Stade olympique de Munich (Olympiastadion München en allemand) est l’une des œuvres architecturales sportives les plus audacieuses de la fin du XXe siècle. Hormis les événements tragiques des JO, et l’attentat palestinien contre les athlètes israéliens, le stade a également accueilli la finale de la Coupe du monde de football en 1874 remportée à domicile par la RFA.

Stade olympique de Munich

Stade olympique de Munich

janvier 30, 2009 Posted by | Tendances, Uncategorized | Laisser un commentaire

Centre Pompidou à Paris (1971-1976)

Le Centre Pompidou, une des oeuvres les plus appréciées et débattues de la fin du XX° siècle, est le fruit d’un concours ouvert, lancé par l’Etat français. Il fait suite au choix ambitieux du président Pompidou de doter Paris d’un monument, car c’est de cela qu’il s’agit, culturel multidisciplinaire d’un genre nouveau. Le projet qui est retenue est celui de Renzo Piano et Richard Rogers, agés d’une trentaine d’années seulement, en collaboration avec Ove Arup & Partners, un des cabinets d’ingénieurs les plus novateurs de Londres. Le projet prévoit une affluence de 10 000 personnes par jour ; bibliothèques, musées, expositions temporaires, centre de recherche sur le cinéma, centres de documentation spécialisés, salles de spectacles et de rencontres sont prévus dès l’origine. L’idée est celle d’une structure flexible et polyvalente, qui puisse s’adapter aux exigences nouvelles du public, de la ville et des expositions temporaires qui ont besoin de réorganiser leur espace assez souvent. Après quelques légères modifications, car au concours n’est présenté qu’un prototype, le bâtiment est un parallélépipède de 140 mètres de long environ, de 50 mètres de haut et de large, enfermé dans une ossature de tubes métalliques colorés formant la structure de l’édifice. Som implantation garantit la possibilité de surfaces au sol d’environ 7 500 mètres carrés par étages, sans murs porteurs ni cloisons, modulables selon les besoins. Cet atout majeur est dû au fait que les architectes ont décidé de placer toutes les infrastructures de services à l’extérieur du bâtiment, escaliers, aération, monte charges etc … de cette manière tout l’intérieur est utilisable et c’est un gain de place et d’argent considérable.

Le centre vu de l'esplanade

Le centre vu de l'esplanade

Avec les années, le centre est devenu l’oeuvre icône de l’architecture high-tech : la structure de l’édifice coïncide avec son principe, qui associe efficacement technologie et décoration. Le centre Pompidou est situé à la limite d’une vaste zone dans le centre de Paris, le plateau Beaubourg, à côté des halles de Baltard, détruites peu avant sa construction. Le caractère ludique de l’édifice a contribué à le rendre célèbre. Sa présence a donné une identité à la place sur lequel il s’élève. Apparemment étranger à l’environnement, en réalité il lui est profondément lié : les terrasses, les verrières, les passages couverts transparents favorisent des relations étroites entre le public et la ville. La ligne brisée de l’escalier mécanique aide à le rendre reconnaissable et en même à percevoir l’ordre sous-jacent des structures.

Les tuyaux du centre

Les tuyaux du centre

A chaque fonction correspond sa couleur : le blanc est utlisé pour la structure portante et pour les bouches d’air, le rouge pour les circulations mécanisées, le bleu pour l’air conditionné, le jaune pour les installations électriques, le vert pour les conduites d’eau.

La structure portante est composée de poteaux tubulaires et de poutres réticulaires, reliées en façade par des charnières spéciales appelées gerberettes.

Le centre Pompidou de nuit

Le centre Pompidou de nuit

janvier 30, 2009 Posted by | Uncategorized | Un commentaire

Filippo Brunelleschi – Coupole de Santa Maria del Fiore à Florence (1418-1438)

La coupole del Fiore, conçue par Filippo Brunelleschi achève le chantier de la cathédrale, commencé près d’un siècle auparavant. La coupole qu deviat s’élever sur le tambour octogonal construit au XIV° siècle par Arnolfo di Cambio, est un exemple éclatant du génie de l’architecte. Les grandes crises endémiques et économiques du XIV° siècle avaient provoqué en effet, la dispersion de la main d’oeuvre spécialisée et il n’existait plus de charpentiers en mesure d’appareiller les armatures en bois nécessaires à soutenir une coupole aussi grande durant sa construction.

Shéma en coupe de la coupole

Shéma en coupe de la coupole

Cependant l’analyse approfondie que Brunelleschi réalise au sujet de la coupole de Panthéon de Rome, de dimensions presque analogues, lui suggère la possibilité d’éléver celle de Florence sans employer de cintres. Ainsi au lieu de récupérer les techniques de la tradition médiévale, l’architecte imagine une solution tirée de l’étude des édifices antiques : une coupole construite au moyen d’échaffaudages mobiles. Il adopte en outre, une technique particulière dans la disposition des briques, qui placées en chevrons donnent de la solibité à la paroi sans en augmenter le poids et permet d’équilibrer les poussées sans nécessiter d’autres supports. A la même obligation correspond aussi la double calotte dans le but de réduire de moitié l’énorme poids de la poussée . Toutes les tensions, tous les problèmes de répartition des poids et des poussées de l’énorme structure sont ainsi résolus exactement comme dans les édifices antiques et au Panthéon avant tout. Il ne s’agit cependant pas d’imitation servile des formes antiques, ni de respect pour les formes d’Arnolfo di Campio, avec l’adoption des formes gothiques de l’arc brisé et des nervures.

Pivot de tout le système et des rapports de proportions, la superbe lanterne est conçue comme un petit temple octogonal qui achemine la lumière à l’intérieur et accueille le point de rencontre des nervures ; elle représente le point de fugues de tous les axes de l’édifice et de la ville.

La coupole de Brunelleschi

La coupole de Brunelleschi

Brunelleschi invente une forme qui non seulement permet d’achever un édifice construit à une autre époque, mais le renouvelle profondément devenant symbole de l’orgueil de la cité mais aussi de la nouvelle conception ambitieuse de Florence.

Photo prise au sommet du campanile

Photo prise au sommet du campanile

Santa Maria del Fiore

Santa Maria del Fiore

janvier 30, 2009 Posted by | Uncategorized | Laisser un commentaire

La maison Rachofksy

Localisation : Dallas, Etats-Unis

Architecte : Richard Meier

La Maison Rachofksy vue du jardin

La Maison Rachofksy vue du jardin

Située dans une zone suburbaine, cette résidence/musée se dresse sur un podium revêtu de granit noir qi s’étend autant sur la partie antérieure que postérieure du volume principal. Le corps blanc de la maison, qui repose sur des pilotis, flotte sur le podium comme un plan opaque, perforé de plusieurs ouvertures. Une succession de couches spatiales s’éloigne de cette surface pour recevoir les principaux volumes de la maison. La façade frontale, revêtue de métal, protège les zones destinées au logement et laisse passage, dans les façades nord et ouest, à des rideaux qui, avec ka façade principale opaque, dirigent l’espace intérieur vers un petit bassin situé dans la zone sur-ouest. Le bassin réfléchissant et la piscine envahissent le podium depuis la façade postérieure du bâtiment. Deux escaliers permettent l’accès aux trois étages de la maison. L’escalier escargot, à l’éxtrémité sud, se trouve à l’intérieur de la maison, tandis qu’au nord se trouve à l’extérieur un escalier en forme de zigzag.

Maison Rachofksy

Maison Rachofksy - Escalier extérieur

Ce contraste entre circulation publique et privée, est évoquée dans l’organisation des volumes de l’intérieur. En effet l’escalier public conduit directement au salon de double hauteur du premier étage, tandis que l’autre escalier conduit jusqu’à la suite pour les invités au premier, la bibliothèque au second et à la suite principale au troisième étage. Depuis deux volumes séparés au deuxième étage, un studio et un gymnase, on peut admirer le volume du salon et le jardin. Toutes les baies vitrées sont exposées au soleil ouest et sont protégées par des rideaux électriques. La symétrie de l’ensemble est complétée par un escalier qui amène à la piscine, d’un escalier qui monte sur le toit et d’un garage de deux places situé sous la suite des invités. L’extérieur de la maison est vêtu de panneaux d’aluminium laqués de blanc avec des baies vitrées coulissantes. Cette maison est une véritable oeuvre d’art …

Maison Rachofksy

Maison Rachofksy

janvier 30, 2009 Posted by | Chef d'oeuvres | Laisser un commentaire