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Sainte-Sophie, Istamboul, vers 532-537

À la demande de son épouse Théodora, l’empereur Justinien ordonne que l’on édifie, sur les cendres de l’ancienne basilique, un monument qui devait être le plus beau jamais vu, surpassant le temple de Salomon. Il choisit, pour construire cette église qu’il voulait magnifique, des mathématiciens et architectes grecs de l’université de Constantinople, Anthemius de Tralles et Isidore de Milet, auxquels il laisse une totale liberté. Anthemius meurt pendant la première année.

Les architectes dessinent un bâtiment d’un style inspiré du Panthéon de Rome et de l’art chrétien primitif d’Occident. Ce style, qui a également subi, dans d’autres bâtiments, des influences iraniennes (sassanides), est aujourd’hui qualifié de « byzantin ». Ce style byzantin a inspiré, à son tour, des architectes arabes, vénitiens et ottomans. Le chantier, qui mobilise 10 000 ouvriers et 100 maîtres maçons de 532 à 537, dure 5 ans 10 mois et 10 jours, une durée étonnamment courte à cette époque pour un ouvrage d’une telle ampleur. Si la structure est en brique, permettant ainsi d’alléger la coupole – une des plus grandes au monde – elle est néanmoins puissante. Les pierres de certaines tours proviennent du temple d’Artemis.

Aujourd’hui encore, Sainte Sophie est un des monuments les plus emblématiques de l’architecture médiévale. Ses formes ont depuis servi de modèle à l’architecture des mosquées et ont directement inspiré la basilique Saint-Marc à Venise.

février 16, 2009 Posted by | Chef d'oeuvres, Uncategorized | Laisser un commentaire

La maison Rachofksy

Localisation : Dallas, Etats-Unis

Architecte : Richard Meier

La Maison Rachofksy vue du jardin

La Maison Rachofksy vue du jardin

Située dans une zone suburbaine, cette résidence/musée se dresse sur un podium revêtu de granit noir qi s’étend autant sur la partie antérieure que postérieure du volume principal. Le corps blanc de la maison, qui repose sur des pilotis, flotte sur le podium comme un plan opaque, perforé de plusieurs ouvertures. Une succession de couches spatiales s’éloigne de cette surface pour recevoir les principaux volumes de la maison. La façade frontale, revêtue de métal, protège les zones destinées au logement et laisse passage, dans les façades nord et ouest, à des rideaux qui, avec ka façade principale opaque, dirigent l’espace intérieur vers un petit bassin situé dans la zone sur-ouest. Le bassin réfléchissant et la piscine envahissent le podium depuis la façade postérieure du bâtiment. Deux escaliers permettent l’accès aux trois étages de la maison. L’escalier escargot, à l’éxtrémité sud, se trouve à l’intérieur de la maison, tandis qu’au nord se trouve à l’extérieur un escalier en forme de zigzag.

Maison Rachofksy

Maison Rachofksy - Escalier extérieur

Ce contraste entre circulation publique et privée, est évoquée dans l’organisation des volumes de l’intérieur. En effet l’escalier public conduit directement au salon de double hauteur du premier étage, tandis que l’autre escalier conduit jusqu’à la suite pour les invités au premier, la bibliothèque au second et à la suite principale au troisième étage. Depuis deux volumes séparés au deuxième étage, un studio et un gymnase, on peut admirer le volume du salon et le jardin. Toutes les baies vitrées sont exposées au soleil ouest et sont protégées par des rideaux électriques. La symétrie de l’ensemble est complétée par un escalier qui amène à la piscine, d’un escalier qui monte sur le toit et d’un garage de deux places situé sous la suite des invités. L’extérieur de la maison est vêtu de panneaux d’aluminium laqués de blanc avec des baies vitrées coulissantes. Cette maison est une véritable oeuvre d’art …

Maison Rachofksy

Maison Rachofksy

janvier 30, 2009 Posted by | Chef d'oeuvres | Laisser un commentaire

Opéra de Sydney – Jorn Utzon

L’Opéra de Sydney conçu par Utzon à partir de 1957 est un des édifices les plus connus au monde, peut-être le seul en mesure de représenter une ville, un continent même.La décision de doter Sydney d’une infrastructure culturelle dédiée à la musique et susceptible de donner du prestige à la cité, remonte à la fin des années quarante. En 1955 est publié un concours dont l’avis comporte le programme de l’Opéra : deux auditoriums de 3500 et 1200 places avec leurs équipements scéniques, une salle des essais, un centre pour les retransmissions à la radio, un restaurant pour 250 personnes, deux salles de réunion, un bar et un foyer pour chaque salle. Le premier prix est attribué à l’architecte danois trentenaire alors inconnu ; son projet est incroyable : à partir du soubassement de pierre qui abrite les deux salles accolées, se déploient les grandes « coques » de la couverture. Le chantier est ouvert en 1957 et dure jusqu’en 1973. En 1966 il est obligé de démissionné après des conflits avec l’administration, notamment à cause du coût inattendu de la construction, publique de Sydney et l’Opéra sera terminé par d’autres et inauguré en 1973. Les douzes coques de l’opéra atteignent 60 mètres de haut, semblables à de grandes voiles ou à de très hautes vagues dirigées vers l’océan, et visibles de très loin.

L'Opéra vu de l'océan

L'Opéra vu de l'océan

Le succès de cet opéra est dû en grande partie à sa situation : l’édifice se dresse sur un promontoire entouré sur trois côtés par l’eau, très visible et de la terre et de la mer. La structure en béton armé et le revêtement sont constitués d’éléments préfabriqués assemblés sur le chantier. Le complexe est fait d’un soubassement, dans l’épaisseur duquel sont creusés les gradins des salles et tous les locaux techniques et de service, et des voûtes de la couverture qui suivent une composition indépendante de l’articulation des espaces internes.

Autre vue de l'opéra

Autre vue de l'opéra

Une des salles de l'opéra

Une des salles de l'opéra

janvier 29, 2009 Posted by | Chef d'oeuvres | Laisser un commentaire