ARCHITECHTONIC

Just another WordPress.com weblog

Centre Pompidou à Paris (1971-1976)

Le Centre Pompidou, une des oeuvres les plus appréciées et débattues de la fin du XX° siècle, est le fruit d’un concours ouvert, lancé par l’Etat français. Il fait suite au choix ambitieux du président Pompidou de doter Paris d’un monument, car c’est de cela qu’il s’agit, culturel multidisciplinaire d’un genre nouveau. Le projet qui est retenue est celui de Renzo Piano et Richard Rogers, agés d’une trentaine d’années seulement, en collaboration avec Ove Arup & Partners, un des cabinets d’ingénieurs les plus novateurs de Londres. Le projet prévoit une affluence de 10 000 personnes par jour ; bibliothèques, musées, expositions temporaires, centre de recherche sur le cinéma, centres de documentation spécialisés, salles de spectacles et de rencontres sont prévus dès l’origine. L’idée est celle d’une structure flexible et polyvalente, qui puisse s’adapter aux exigences nouvelles du public, de la ville et des expositions temporaires qui ont besoin de réorganiser leur espace assez souvent. Après quelques légères modifications, car au concours n’est présenté qu’un prototype, le bâtiment est un parallélépipède de 140 mètres de long environ, de 50 mètres de haut et de large, enfermé dans une ossature de tubes métalliques colorés formant la structure de l’édifice. Som implantation garantit la possibilité de surfaces au sol d’environ 7 500 mètres carrés par étages, sans murs porteurs ni cloisons, modulables selon les besoins. Cet atout majeur est dû au fait que les architectes ont décidé de placer toutes les infrastructures de services à l’extérieur du bâtiment, escaliers, aération, monte charges etc … de cette manière tout l’intérieur est utilisable et c’est un gain de place et d’argent considérable.

Le centre vu de l'esplanade

Le centre vu de l'esplanade

Avec les années, le centre est devenu l’oeuvre icône de l’architecture high-tech : la structure de l’édifice coïncide avec son principe, qui associe efficacement technologie et décoration. Le centre Pompidou est situé à la limite d’une vaste zone dans le centre de Paris, le plateau Beaubourg, à côté des halles de Baltard, détruites peu avant sa construction. Le caractère ludique de l’édifice a contribué à le rendre célèbre. Sa présence a donné une identité à la place sur lequel il s’élève. Apparemment étranger à l’environnement, en réalité il lui est profondément lié : les terrasses, les verrières, les passages couverts transparents favorisent des relations étroites entre le public et la ville. La ligne brisée de l’escalier mécanique aide à le rendre reconnaissable et en même à percevoir l’ordre sous-jacent des structures.

Les tuyaux du centre

Les tuyaux du centre

A chaque fonction correspond sa couleur : le blanc est utlisé pour la structure portante et pour les bouches d’air, le rouge pour les circulations mécanisées, le bleu pour l’air conditionné, le jaune pour les installations électriques, le vert pour les conduites d’eau.

La structure portante est composée de poteaux tubulaires et de poutres réticulaires, reliées en façade par des charnières spéciales appelées gerberettes.

Le centre Pompidou de nuit

Le centre Pompidou de nuit

Publicités

janvier 30, 2009 Posted by | Uncategorized | Un commentaire

Filippo Brunelleschi – Coupole de Santa Maria del Fiore à Florence (1418-1438)

La coupole del Fiore, conçue par Filippo Brunelleschi achève le chantier de la cathédrale, commencé près d’un siècle auparavant. La coupole qu deviat s’élever sur le tambour octogonal construit au XIV° siècle par Arnolfo di Cambio, est un exemple éclatant du génie de l’architecte. Les grandes crises endémiques et économiques du XIV° siècle avaient provoqué en effet, la dispersion de la main d’oeuvre spécialisée et il n’existait plus de charpentiers en mesure d’appareiller les armatures en bois nécessaires à soutenir une coupole aussi grande durant sa construction.

Shéma en coupe de la coupole

Shéma en coupe de la coupole

Cependant l’analyse approfondie que Brunelleschi réalise au sujet de la coupole de Panthéon de Rome, de dimensions presque analogues, lui suggère la possibilité d’éléver celle de Florence sans employer de cintres. Ainsi au lieu de récupérer les techniques de la tradition médiévale, l’architecte imagine une solution tirée de l’étude des édifices antiques : une coupole construite au moyen d’échaffaudages mobiles. Il adopte en outre, une technique particulière dans la disposition des briques, qui placées en chevrons donnent de la solibité à la paroi sans en augmenter le poids et permet d’équilibrer les poussées sans nécessiter d’autres supports. A la même obligation correspond aussi la double calotte dans le but de réduire de moitié l’énorme poids de la poussée . Toutes les tensions, tous les problèmes de répartition des poids et des poussées de l’énorme structure sont ainsi résolus exactement comme dans les édifices antiques et au Panthéon avant tout. Il ne s’agit cependant pas d’imitation servile des formes antiques, ni de respect pour les formes d’Arnolfo di Campio, avec l’adoption des formes gothiques de l’arc brisé et des nervures.

Pivot de tout le système et des rapports de proportions, la superbe lanterne est conçue comme un petit temple octogonal qui achemine la lumière à l’intérieur et accueille le point de rencontre des nervures ; elle représente le point de fugues de tous les axes de l’édifice et de la ville.

La coupole de Brunelleschi

La coupole de Brunelleschi

Brunelleschi invente une forme qui non seulement permet d’achever un édifice construit à une autre époque, mais le renouvelle profondément devenant symbole de l’orgueil de la cité mais aussi de la nouvelle conception ambitieuse de Florence.

Photo prise au sommet du campanile

Photo prise au sommet du campanile

Santa Maria del Fiore

Santa Maria del Fiore

janvier 30, 2009 Posted by | Uncategorized | Laisser un commentaire

La maison Rachofksy

Localisation : Dallas, Etats-Unis

Architecte : Richard Meier

La Maison Rachofksy vue du jardin

La Maison Rachofksy vue du jardin

Située dans une zone suburbaine, cette résidence/musée se dresse sur un podium revêtu de granit noir qi s’étend autant sur la partie antérieure que postérieure du volume principal. Le corps blanc de la maison, qui repose sur des pilotis, flotte sur le podium comme un plan opaque, perforé de plusieurs ouvertures. Une succession de couches spatiales s’éloigne de cette surface pour recevoir les principaux volumes de la maison. La façade frontale, revêtue de métal, protège les zones destinées au logement et laisse passage, dans les façades nord et ouest, à des rideaux qui, avec ka façade principale opaque, dirigent l’espace intérieur vers un petit bassin situé dans la zone sur-ouest. Le bassin réfléchissant et la piscine envahissent le podium depuis la façade postérieure du bâtiment. Deux escaliers permettent l’accès aux trois étages de la maison. L’escalier escargot, à l’éxtrémité sud, se trouve à l’intérieur de la maison, tandis qu’au nord se trouve à l’extérieur un escalier en forme de zigzag.

Maison Rachofksy

Maison Rachofksy - Escalier extérieur

Ce contraste entre circulation publique et privée, est évoquée dans l’organisation des volumes de l’intérieur. En effet l’escalier public conduit directement au salon de double hauteur du premier étage, tandis que l’autre escalier conduit jusqu’à la suite pour les invités au premier, la bibliothèque au second et à la suite principale au troisième étage. Depuis deux volumes séparés au deuxième étage, un studio et un gymnase, on peut admirer le volume du salon et le jardin. Toutes les baies vitrées sont exposées au soleil ouest et sont protégées par des rideaux électriques. La symétrie de l’ensemble est complétée par un escalier qui amène à la piscine, d’un escalier qui monte sur le toit et d’un garage de deux places situé sous la suite des invités. L’extérieur de la maison est vêtu de panneaux d’aluminium laqués de blanc avec des baies vitrées coulissantes. Cette maison est une véritable oeuvre d’art …

Maison Rachofksy

Maison Rachofksy

janvier 30, 2009 Posted by | Chef d'oeuvres | Laisser un commentaire

Opéra de Sydney – Jorn Utzon

L’Opéra de Sydney conçu par Utzon à partir de 1957 est un des édifices les plus connus au monde, peut-être le seul en mesure de représenter une ville, un continent même.La décision de doter Sydney d’une infrastructure culturelle dédiée à la musique et susceptible de donner du prestige à la cité, remonte à la fin des années quarante. En 1955 est publié un concours dont l’avis comporte le programme de l’Opéra : deux auditoriums de 3500 et 1200 places avec leurs équipements scéniques, une salle des essais, un centre pour les retransmissions à la radio, un restaurant pour 250 personnes, deux salles de réunion, un bar et un foyer pour chaque salle. Le premier prix est attribué à l’architecte danois trentenaire alors inconnu ; son projet est incroyable : à partir du soubassement de pierre qui abrite les deux salles accolées, se déploient les grandes « coques » de la couverture. Le chantier est ouvert en 1957 et dure jusqu’en 1973. En 1966 il est obligé de démissionné après des conflits avec l’administration, notamment à cause du coût inattendu de la construction, publique de Sydney et l’Opéra sera terminé par d’autres et inauguré en 1973. Les douzes coques de l’opéra atteignent 60 mètres de haut, semblables à de grandes voiles ou à de très hautes vagues dirigées vers l’océan, et visibles de très loin.

L'Opéra vu de l'océan

L'Opéra vu de l'océan

Le succès de cet opéra est dû en grande partie à sa situation : l’édifice se dresse sur un promontoire entouré sur trois côtés par l’eau, très visible et de la terre et de la mer. La structure en béton armé et le revêtement sont constitués d’éléments préfabriqués assemblés sur le chantier. Le complexe est fait d’un soubassement, dans l’épaisseur duquel sont creusés les gradins des salles et tous les locaux techniques et de service, et des voûtes de la couverture qui suivent une composition indépendante de l’articulation des espaces internes.

Autre vue de l'opéra

Autre vue de l'opéra

Une des salles de l'opéra

Une des salles de l'opéra

janvier 29, 2009 Posted by | Chef d'oeuvres | Laisser un commentaire

Le Corbusier – La cité radieuse

La cité radieuse de nuit

La cité radieuse de nuit

Le projet de construction de La Cité Radieuse est l’aboutissement d’un programme de recherche sur le logement, et la question urbaine, mené par Le Corbusier durant près d’un quart de siècle. Le but était d’apporter une réponse nouvelle au problème de logement collectif, dans sa double dimension urbaine et architecturale en un moment où la France est en train d’accumuler un déficit considérable dans ce domaine. L’unité est une petite ville autosuffisante, développée en hauteur pour libérer le terrain et en même temps accueillir un nombre important de logements (1 600 personnes peuvent y habiter). Les habitants ont à leur disposition des restaurants, commerces et même un hotel à l’intérieur de l’immeuble. Sur le toit se trouve plusieurs équipements collectifs parmi lesquels une école maternelle et un gymnase.

La cité radieuse 1

Toiture

L’énorme structure souvent comparée à un transatlantique mesure 140 mètres de long, 24 de large et 60 mètres de haut; elle atteint la hauteur de 18 étages et dispose de 23 types de logements différents en fonction des occupants. Les appartements de situent sur 2 étages, en forme de « L », tous les 3 étages on trouve deux appartements encastrés, chacun avec un séjour en duplex. La distribution des appartements se fait pas des couloirs qui parcourent le bâtiment en long.

La cité radieuse 2

Toiture 2

La structure est en béton armé apparent. Seuls les brises soleil sont peints en rouge, vert, jaune ou bleu.  Le bâtiment est construit sur des pilotis en béton armé, dont le diamètre diminue vers le bas. Sur le toit de l’édifice ont peu apercevoir les hauts volumes des cheminées de ventilation et les différentes structures collectives : l’aire de jeu pour les enfants, une piste pour courir à l’air libre, une crèche, un solarium et un bar.

Face est donnant sur les jardins

Face est donnant sur les jardins

Le Corbusier a réalisé plusieurs unités d’habitations entre 1945 et 1968 mais sans dépasser les résultats obtenus à Marseille avec la cité radieuse.

janvier 29, 2009 Posted by | Le Corbusier | Laisser un commentaire

Musée Guggenheim de Bilbao

Musée Guggenheim 1

Conçu par l’architecte Frank O.Gehry de 1991 à 1997, le Musée Guggenheim de Bilbao est situé sur une parcelle de 32.500 m² qui se trouve au niveau de la rivière Nervion sur une ancienne friche industrelle, et est donc à 16m en dessous du niveau de la ville. Le bâtiment est composé d’une série de volume interconnectés, certains avec une forme orthogonale recouverts de pierre calcaire du côté ville, et d’autres courbés et tordus, couverts d’une peau métallique de titane du côté du fleuve. L’utilisation du titane pour ce bâtiment est fait pour jouer avec la lumière méditerranéenne et les reflets des courbes de la rivière. Ces volumes sont combinés avec des murs rideau de verre qui dotent tout l’ensemble de transparence.On parvient à l’entrée en parcourant un pont réservé aux piétons qui relie le musée à la vieille ville en surplombant l’eau. Un escalier descend jusqu’au coeur de l’édifice pour déboucher sur un hall de 50 mètres de haut éclairé par une immense verrière. Frank Gehry a conçu cet objet architectonique exceptionnel avec l’appui du logiciel « Catia » très performant produit par la société française Dassault permettant de numériser chaque point et de rendre le projet plus réel sur ordinateur (logiciel réutilisé pour la réalisation de la sculpture « Peix » à Barcelone en 1992).

Bilbao Guggenheim

Le bâtiment dispose d’un total de 11.000 m² d’espace d’exposition distribué en 19 galeries sur 3 niveaux. Autre le projet architectural, le musée fait partie d’un vaste programme de réhabilitation urbaine et de développement du tertiaire en réponse à la crise des années 80, due à l’écroulement de l’industrie locale. Un nouveau musée allait constituer un élément moteur dans le processus de relance économique de la ville, représentant une attraction pour les touristes et entrainant de nouvelles ressources.

janvier 29, 2009 Posted by | Musée Guggenheim | 4 commentaires